Les congés payés représentent un droit sacré en France, conçu pour permettre aux salariés de se reposer pleinement, loin de leurs obligations professionnelles. Pourtant, en 2025, la tentation de travailler pendant ces périodes de repos existe toujours, qu’il s’agisse de répondre à une urgence professionnelle, d’arrondir ses fins de mois ou d’éviter le stress accumulé au sein d’entreprises comme Société Générale, L’Oréal ou encore EDF. Cette pratique, pourtant interdite, comporte des risques juridiques et financiers importants, tant pour le salarié que pour l’employeur. Le cadre législatif, renforcé par les évolutions récentes en matière de droit du travail et de protection sociale, pousse à une vigilance accrue. À travers cet article, nous décortiquons pourquoi travailler pendant ses congés payés est une démarche risquée en 2025, en analysant la règlementation, les sanctions possibles, les nouveautés liées aux arrêts maladie, et les conséquences pratiques dans le monde professionnel contemporain.
Sommaire :
- Interdiction formelle du travail pendant les congés payés : législation et sanctions
- Travailler pour un autre employeur durant ses congés : risques et exceptions
- Les récentes réformes des congés payés 2025 et leur impact sur les salariés en arrêt maladie
- Obligation d’information des employeurs et nouvelles règles sur le report des congés non pris
- Conséquences économiques et sociales pour les grandes entreprises : cas d’Air France, Renault et Orange
- Impact des nouvelles règles sur la gestion des ressources humaines chez Decathlon, Carrefour et Danone
- Indemnisation des arrêts maladie dans le secteur public et privé : évolutions majeures
- FAQ sur le travail durant les congés payés et ses implications en 2025
Interdiction formelle du travail pendant les congés payés : législation et sanctions
En droit français, les congés payés sont un droit intangible accordé au salarié afin de garantir un véritable repos, indispensable à sa santé physique et mentale. Le Code du travail est explicite : l’employeur doit non seulement accorder les congés, mais il doit aussi veiller à ce que le salarié les prenne effectivement. Il n’est donc pas légal d’imposer ou même de solliciter un travail pendant cette période.
Dans une entreprise comme L’Oréal ou Société Générale, où l’organisation rigoureuse des plannings est essentielle, cette règle se traduit par une interdiction stricte de toute activité professionnelle durant les congés. Le salarié, de son côté, peut refuser toute demande de travail émanant de son employeur pendant ce temps, sans risque de sanctions. En revanche, si l’employeur force ou encadre cette situation, il s’expose à des sanctions sévères prévues pour les contraventions de 5e classe.
Ces sanctions financières peuvent s’élever à 1 500 € d’amende pour un premier manquement et monter jusqu’à 3 000 € en cas de récidive. Mais les conséquences ne s’arrêtent pas là. Outre l’amende, l’employeur peut aussi subir une dégradation de sa réputation et vivre une fragilisation de ses relations sociales au sein de la société, que ce soit chez AXA, EDF ou Danone où l’équilibre entre efficacité économique et bien-être social est primordial.
Il est important de souligner que cette interdiction ne concerne pas uniquement les activités rémunérées. Toute activité professionnelle rémunérée ou non touchant à l’activité principale du salarié est prohibée pendant les congés. Ce cadre légal vise à empêcher le travail dissimulé et à garantir la juste redistribution des tâches au sein des entreprises. En effet, demander à un salarié de travailler lors de ses congés revient à annuler le bénéfice économique et humain de cette période de récupération.
Quelques éléments clés à retenir :
- L’employeur ne peut ni imposer ni solliciter un travail durant les congés payés.
- Le salarié peut refuser sans crainte de sanction.
- Les sanctions pour l’employeur vont jusqu’à 3 000 € d’amende en cas de récidive.
- Cette règle s’applique aussi bien aux grandes entreprises comme Carrefours qu’aux PME.
| Situation | Conséquence légale en 2025 | Entreprise impactée (exemples) |
|---|---|---|
| Employeur demande au salarié de travailler pendant ses congés | Amende 1 500 € à 3 000 € + risque contentieux | Société Générale, EDF |
| Salarié refuse de travailler pendant congés | Protection légale totale, aucune sanction possible | L’Oréal, Danone |
| Salarié travaille pendant congés pour son employeur | Violation du Code du travail, risques disciplinaires | Air France, Renault |
Exemple pratique : La cellule RH d’AXA et la gestion stricte des congés
Chez AXA, la gestion de la prise de congés est une priorité afin d’éviter toute difficulté liée au travail durant les périodes off. Tout salarié qui tenterait de déroger à cette règle s’expose à un rappel à l’ordre et à un suivi renforcé. Cet exemple illustre combien la vigilance est de mise dès lors que l’entreprise déploie une politique claire sur les congés payés.

Travailler pour un autre employeur durant ses congés : risques et exceptions
La tentation de travailler pour un autre employeur pendant ses congés payés peut apparaître comme un moyen de compléter ses revenus. Cette pratique, cependant, est très encadrée. Le Code du travail interdit au salarié de réaliser une autre activité professionnelle durant ses congés, sauf cas très spécifiques, afin de ne pas nuire au bon fonctionnement du marché de l’emploi.
Le cas des vendanges est une exception notable souvent évoquée, où l’activité saisonnière est compatible avec les congés payés. Cependant, cette dérogation ne doit pas masquer le principe général : un salarié doit être disponible pour se reposer durant cette période, assurant ainsi une juste redistribution des emplois.
En cas de non-respect, le salarié risque de lourdes sanctions. Non seulement il pourrait être poursuivi pour violation des règles de travail et de sécurité sociale, mais aussi être contraint de verser des dommages et intérêts au régime d’assurance chômage. Ces indemnisations viennent compenser le fait que le salarié prive un demandeur d’emploi potentiel d’une opportunité de travail.
Les entreprises telles que Renault ou Orange ont dû adapter leurs réglementations internes pour sensibiliser leurs salariés à ce risque. On observe que l’ambiguïté sur ce point tend à diminuer grâce à une communication renforcée, mais certains individus continuent de prendre ce risque au détriment de leur sécurité juridique.
- Interdiction stricte de tout emploi rémunéré chez un autre employeur durant les congés.
- Exception limitée aux travaux saisonniers comme les vendanges.
- Risques financiers : versement de dommages et intérêts au régime d’assurance chômage.
- Sanctions disciplinaires possibles, y compris licenciement.
| Situation | Risque encouru | Exemple d’entreprise concernée |
|---|---|---|
| Travailler pour un autre employeur pendant ses congés payés | Dommages-intérêts au régime chômage + licenciement | Renault, Orange |
| Activité saisonnière conforme (vendanges) | Autorisé sous conditions strictes | Carrefour |
| Travail non déclaré pour un autre employeur | Sanction pénale et sociale | Decathlon, Danone |
Il est également utile de se référer à des guides pratiques en ligne pour mieux comprendre l’encadrement des droits des intérimaires et des salariés temporaires concernant les congés payés : congés payés intérim 2025.
Les récentes réformes des congés payés 2025 et leur impact sur les salariés en arrêt maladie
Depuis avril 2024, des reformes significatives ont modifié les règles d’acquisition des congés payés pendant les arrêts maladie, une étape-clé pour les salariés notamment dans les groupes comme Société Générale et EDF.
Auparavant, les jours de congés payés n’étaient acquis que lors d’arrêts maladie liés à une maladie professionnelle ou un accident du travail, ainsi que durant le congé maternité. Désormais, cette règle s’étend à tous les arrêts maladie, qu’ils soient professionnels ou non. Cette réforme aligne le droit français sur le droit européen et offre aux salariés un droit renforcé à la continuité de l’acquisition de congés.
Concrètement :
- En cas d’arrêt pour maladie non professionnelle, le salarié acquiert 2 jours de congés payés par mois, dans la limite d’un maximum de 24 jours ouvrables par an.
- Pour maladie professionnelle ou accident du travail, le compteur est porté à 2,5 jours de congés par mois, soit jusqu’à 30 jours ouvrables annuels.
Pour les ressources humaines chez AXA ou Decathlon, ces changements impliquent une nouvelle gestion informatique des droits des salariés et une communication claire dès le retour d’arrêt maladie.
| Type d’arrêt maladie | Jours de congés acquis par mois d’arrêt | Limite annuelle |
|---|---|---|
| Maladie non professionnelle | 2 jours | 24 jours ouvrables |
| Maladie professionnelle ou accident du travail | 2,5 jours | 30 jours ouvrables |
Ces nouveaux droits assurent une meilleure protection des salariés, même dans des secteurs très sollicités comme ceux d’Orange ou Carrefour, où les arrêts maladie, parfois longs, sont fréquents.

Obligation d’information des employeurs et nouvelles règles sur le report des congés non pris
L’année 2025 apporte également une nouvelle obligation pour les employeurs : ils doivent désormais informer explicitement, par écrit, chaque salarié de ses droits précis à congés payés non utilisés à la suite d’un arrêt maladie. Cette obligation, qui s’applique dès le retour du salarié, vise à clarifier la situation et à garantir que les congés seront effectivement pris dans les délais légaux.
Cette précision est primordiale car la période de report des congés non pris, qui était jusqu’alors de 12 mois, est étendue à 15 mois. C’est un allongement qui reflète la volonté des législateurs de favoriser une meilleure utilisation des droits acquis, évitant ainsi une perte des jours de congés.
La période de 15 mois démarre uniquement lorsque l’employeur informe le salarié par écrit. En cas de manquement, le délai reste suspendu, ce qui peut créer un effet avantageux pour le collaborateur en termes de durée de report.
- Nouvelle durée du report passe à 15 mois au lieu de 12.
- Information écrite obligatoire de l’employeur.
- Report suspendu si l’employeur ne tient pas cette obligation.
- Impacts directs sur le planning de gestion des RH dans de grandes sociétés telles que Danone et Carrefour.
| Élément | Avant 2025 | Depuis 2025 |
|---|---|---|
| Durée du report des congés payés non pris | 12 mois | 15 mois |
| Obligation d’information écrite de l’employeur | Aucune | Obligation de notifier par écrit |
| Début du délai de report | Dès la reprise | À partir de l’information écrite |
Cette nouvelle règle impacte directement la charge administrative des services RH, qui doivent adapter leurs systèmes de suivi. Pour mieux comprendre les mécanismes liés aux fiches de paie et aux congés, les salariés peuvent consulter des ressources telles que comprendre-la-fiche-de-paie-en-ligne.
Les changements législatifs autour des congés payés et des arrêts maladie impactent lourdement la gestion des grandes entreprises françaises aux profils variés comme Air France, Renault ou Orange. Ces groupes doivent adapter leurs politiques internes pour respecter les nouvelles règles, tout en maintenant leur performance économique.
Air France, par exemple, doit jongler avec un personnel fortement syndiqué où la prise des congés est un sujet sensible. La rigueur accrue exigée en 2025 implique une meilleure planification et un meilleur dialogue social afin d’éviter les abus et les recours contentieux. Renault, avec sa vaste force de travail industrielle, se concentre sur la prévention du surmenage, veillant à ce que les congés soient bien pris et reconnus, faisant face à une double pression économique et réglementaire.
De leur côté, Orange engage des stratégies bien ciblées de prévention et d’accompagnement sur le lieu de travail, pour aider les salariés à mieux gérer leurs droits, notamment face à l’extension des droits à congés durant les arrêts maladie. Ces politiques impactent également la fidélisation, la satisfaction des employés et la qualité de vie au travail.
- Adaptation des politiques RH pour conformité réglementaire.
- Renforcement des dialogues sociaux pour équilibre interne.
- Gestion accrue des plannings congés dans des secteurs complexes.
- Impact direct sur la qualité de vie au travail et la productivité.
| Entreprise | Enjeu principal 2025 | Mesure adoptée |
|---|---|---|
| Air France | Gestion des congés dans contexte syndical fort | Dialogue social renforcé, planification améliorée |
| Renault | Prévention du surmenage, conformité | Suivi rigoureux des congés et arrêts maladie |
| Orange | Information et accompagnement des salariés | Campagnes de sensibilisation et formation |
Impact des nouvelles règles sur la gestion des ressources humaines chez Decathlon, Carrefour et Danone
La mise en œuvre des règles nouvelles en matière de congés payés en 2025 modifie en profondeur les méthodes de gestion des ressources humaines chez des acteurs majeurs tels que Decathlon, Carrefour et Danone.
Chez Decathlon, la complexité de gérer plus de 90 000 salariés avec des contrats variés exige une automatisation renforcée des processus de calcul des droits à congés acquis, notamment durant les périodes d’arrêt maladie. Carrefour, qui dispose d’une main-d’œuvre très diversifiée et souvent exposée aux risques du travail saisonnier, doit également être particulièrement vigilant sur la durée du report des congés non pris et sur l’obligation d’information.
Danone, en tant qu’entreprise alimentaire internationale reconnue, a su intégrer ces règles dans une politique de respect du bien-être de ses salariés, valorisant le droit au repos et la prévention du burnout. Lors de la pandémie, cette entreprise a d’ailleurs repensé ses process pour mieux suivre les arrêts maladie et garantir les droits afférents à congés payés.
- Automatisation des droits à congés et arrêts maladie intégrée.
- Formation renforcée des équipes RH aux nouvelles obligations.
- Politique interne de bien-être et prévention du stress.
- Adaptation aux spécificités sectorielles et contractuelles.
| Entreprise | Défi RH | Action mise en œuvre |
|---|---|---|
| Decathlon | Gestion de la diversité des contrats et automatisation | Implémentation de logiciels adaptés |
| Carrefour | Gestion des congés saisonniers et report augmenté | Communication active et gestion du planning |
| Danone | Prévention du burnout et suivi des arrêts maladie | Politiques de bien-être renforcées |
Indemnisation des arrêts maladie dans le secteur public et privé : évolutions majeures
Pour 2025, les règles d’indemnisation des arrêts maladie connaissent également des modifications importantes aussi bien dans la fonction publique que dans le secteur privé.
Dans la fonction publique, depuis le 1er mars 2025, les trois premiers mois d’arrêt sont indemnisés à 90 % du traitement indiciaire, contre 100 % auparavant. Les neuf mois suivants restent indemnisés à 50 %. La journée de carence continue à s’appliquer. Cette évolution concerne également les agents contractuels, pour lesquels le plafond des indemnités journalières a été abaissé à 1,4 fois le SMIC brut, contre 1,8 auparavant.
Dans le secteur privé, la baisse du plafond des indemnités journalières suit le même mouvement depuis le 1er avril 2025, impactant notamment les salariés avec des salaires élevés dans des groupes comme Société Générale et AXA. Cette révision vise à réduire les coûts supportés par la Sécurité sociale, estimés à une économie de 600 millions d’euros.
- Diminution à 90 % de l’indemnisation durant les trois premiers mois dans le public.
- Maintien de l’indemnisation à 50 % pour les neuf mois suivants.
- Abaissement du plafond indemnitaire à 1,4 fois SMIC dans public et privé.
- Objectif : maîtrise des dépenses de la Sécurité sociale.
| Catégorie | Avant 2025 | Depuis 2025 | Impact clé |
|---|---|---|---|
| Fonction publique (agents titulaires) | 3 mois à 100 %, 9 mois à 50 % | 3 mois à 90 %, 9 mois à 50 % | Baisse du revenu net durant les premiers mois |
| Agents contractuels | Plafond 1,8 fois SMIC | Plafond 1,4 fois SMIC | Diminution des indemnités journalières |
| Secteur privé | Plafond 1,8 fois SMIC | Plafond 1,4 fois SMIC | Réduction des indemnités pour les hauts salaires |
FAQ sur le travail durant les congés payés et ses implications en 2025
- Peut-on légalement travailler pour son employeur pendant ses congés payés ?
Non. Il est interdit au salarié de travailler pour son employeur durant ses congés payés, sauf exceptions très spécifiques. L’employeur ne peut pas exiger cela et encourt des sanctions. - Est-il possible de travailler pour un autre employeur pendant ses congés ?
Sauf dans des cas précis comme les vendanges, travailler pour un autre employeur pendant ses congés est prohibé et expose à des sanctions financières et disciplinaires. - Quels changements pour les congés acquis pendant un arrêt maladie ?
Depuis 2025, tous les arrêts maladie, qu’ils soient professionnels ou non, permettent d’acquérir des congés payés, à raison de 2 à 2,5 jours par mois d’arrêt. - Quelle est l’obligation nouvelle des employeurs en matière d’information sur les congés ?
L’employeur doit informer par écrit le salarié, à son retour d’arrêt maladie, du nombre de jours de congés restants et de la période possible pour les prendre. - Comment a évolué l’indemnisation des arrêts maladie en 2025 ?
Elle a été réduite en début d’arrêt dans le public (90 % au lieu de 100 %) et le plafond des indemnités journalières a été abaissé dans les secteurs public et privé, impactant les hauts revenus.